Mardi 27 octobre 2026ⴰⵙⵉⵏⴰⵙ 27 ⴽⵟⵓⴱⵕ 2026
ActualitéPolitique

Un parlementaire demande d’accélérer la mise en œuvre du caractère officiel de l’amazighe

Dans une question écrite adressée au gouvernement, le député Lahcen Oudaî, membre du groupe Istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme à la Chambre des représentants, a demandé des éclaircissements sur les mesures adoptées pour accélérer la mise en œuvre du statut constitutionnel officiel de la langue amazighe et garantir son utilisation effective au sein des services et administrations publics, aux côtés de la langue arabe.

Dans son interpellation adressée à la ministre chargée des Relations avec le Parlement, le parlementaire a rappelé les dispositions explicites de l’article 5 de la Constitution. Cet article consacre l’amazighe comme langue officielle de l’État aux côtés de l’arabe et la considère comme un patrimoine commun à l’ensemble des Marocains sans exception.

Le député a attiré l’attention sur les difficultés et les obstacles persistants qui entravent l’application sur le terrain de cette référence constitutionnelle. Ces blocages concernent en particulier la généralisation de l’usage de la langue amazighe dans les institutions publiques, l’accueil et la communication quotidienne dans cette langue, ainsi que son intégration au sein des différentes structures administratives.

L’interpellation parlementaire a souligné la nécessité de garantir le droit des citoyennes et citoyens d’accomplir leurs démarches et d’accéder aux services publics dans leur langue officielle, conformément au cadre constitutionnel régissant la place de la langue amazighe dans le paysage institutionnel et administratif du pays.

Lahcen Oudaî a appelé l’exécutif à dévoiler le plan d’action et les mesures d’urgence prévus pour rattraper le retard accumulé dans l’officialisation constitutionnelle de l’amazighe, et pour assurer son usage concret aux côtés de l’arabe dans l’ensemble des services et secteurs publics.

Le membre du groupe Istiqlalien s’est également interrogé sur l’existence d’un calendrier précis ainsi que de mécanismes de suivi et d’évaluation permettant de dépasser le stade de la reconnaissance constitutionnelle pour passer à une pratique effective dans les services rendus aux citoyens.

0 Commentaires