L’arabo-intégrisme et les droits de l’homme


L’arabo-intégrisme fonde une théocratie et un mode d’organisation de la société sous tous ses aspects, réels ou imaginaires. Du totalitarisme à l’état pur. Aucun respect pour le choix des individus et des droits humains. Une vision absolue pour régenter le politique et le social et convertir de gré ou de force toute l’humanité : c’est ce qu’on appelle le Jihad. Son credo :

contrôler nos âmes et notre existence dans ses moindres détails sans aucune restriction. Sans exception, ces devoirs sont fondés sur l’impénétrable volonté de Dieu. Ses adeptes pensent qu’ils sont les représentants de Dieu sur terre.

Pour cette doctrine, le genre humain n’est pas apte à cogiter ou à décider par lui-même, librement. Il ne peut qu’obtempérer, d’accepter les commandements divins et célestes tels qu’ils furent infailliblement interprétés par les bigots et les tartuffes de la foi, qui refusent les droits des femmes et des minorités. Les incroyants ne bénéficient d’aucune mesure de tolérance. Il ont le choix entre la conversion ou la mort. Les juifs et les chrétiens sont traités comme des citoyens de seconde classe. Des mécréants et des kouffar à égorger dans la jubilation. Pour s’en convaincre, il suffit de visionner les émissions des prédicateurs qui hantent les chaines satellitaires de langue arabe.

Pour ceux qui l’ignorent, les arabo-intégristes présentent leur doctrine comme un système global (et parfait). Il s’agît d’imposer par la violence, les incarcérations arbitraires et la répression des règles qui s’opposent littéralement à la déclaration universelle des droits de l’homme.

L’article 1 de la déclaration universelle des droits de l’homme affirme que « Tous les êtres humains naissent LIBRES et ÉGAUX en dignité et en droits… ».
Que disent les arabo-intégristes ? que les femmes sont des êtres inférieurs, elles dépendent de leur tuteur (père, frère ou oncle paternel) ou de leur mari, leur témoignage devant une cour de justice vaut la moitié de celui d’un homme, elles n’ont pas le droit de se déplacer librement, ne peuvent disposer de leur propre personne, ne peuvent épouser un non musulman, leur part d’héritage vaut la moitié de celle de l’homme, elles peuvent être légalement violentée par leur mari si celui-ci craint ou anticipe leur désobéissance, elles ne peuvent refuser ses avances sexuelles, elles ne peuvent quitter le domicile conjugal même si elles sont violentées, elles peuvent être répudiées à tous moment, elles sont tenues de partager leur mari avec d’autres épouses, elles ont l’obligation de se couvrir le corps au complet et ne rien révéler de leur épiderme.

L’article 3 de la déclaration affirme que « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne :»
Que décrètent les arabo-intégristes ? Les athées n’ont pas droit à la vie, au même titre que les polythéistes ils sont condamnés à mourir et ne peuvent échapper à la mort qu’en se convertissant. La peine de mort est prescrite à ceux parmi les musulmans qui abandonnent leur religion. Les apostats.
L’article 5 de la déclaration affirme que « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. ».
L’arabo-intégrisme prévoit l’amputation des mains pour le vol, des pieds, la flagellation en cas d’adultère pour les célibataires, la lapidation en cas d’adultère pour les personnes mariées et la décapitation pour les apostats.
L’article 6 de la déclaration affirme que « Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique».

La notion de personnalité juridique appliquée à l’être humain signifie qu’il est libre de ses choix tout en étant responsable moralement et juridiquement de ses actes. Cette notion n’existe pas dans cette doctrine pour qui l’être humain est soumis aux règles immuables de la divinité, il est soit observant ou transgresseur de ces règles.

En Arabie, terre des « gardiens des lieux saints de l’islam wahhabiste », il est interdit aux non musulmans de pratiquer leur religion, de construire des édifices de culte et même de porter des signes religieux distinctifs tels qu’une croix autour du cou, la possession d’une bible et tout autre livre religieux est formellement interdite. Il est formellement interdit sous peine de mort d’abandonner l’islam.

Dans divers programmes scolaires inspirés de cette topique liberticide, des critères spécifiquement arabo-intégristes ont été utilisés pour restreindre les libertés garanties par le droit international. Dans ces programmes la doctrine est conçue comme un moyen de restreindre les libertés individuelles et de maintenir les individus dans un état d’infériorité vis-à-vis l’Etat et la société.

Dans des pays tels que le Soudan, le Pakistan ou l’Iran, les programmes officiels se sont traduits par de sérieuses violations des droits des femmes, des non-musulmans, des bahaïs, des ahmadis et de bien d’autres minorités religieuses dont les chrétiens. Quant aux juifs, ils sont considérés comme incarnation de Satan.

L’arabo-intégrisme est-il réformable et soluble dans une démocratie ? Peut-on rêver de l’émergence d’un « mouvement de foi » qui se contentera d’être une croyance personnelle respectueuse du choix des individus et des droits humains, qui ne prétendra plus régenter le politique et le social et qui écartera de son programme le projet de convertir de gré ou de force toute l’humanité? La question mérite d’être posée. D’autant plus que les adeptes de cette doctrine conçoivent leur avenir dans le passé. Un anachronisme flagrant qui enlise les sociétés où sévit ce fléau qui menace la civilisation humaine.


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