Dimanche 18 octobre 2026ⴰⵙⴰⵎⴰⵙ 18 ⴽⵟⵓⴱⵕ 2026
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La ministre Madiha Khayr limogée 2 jours après sa nomination

Le roi Mohammed VI a pris la décision, dimanche 18 octobre 2026, de démettre Madiha Khayr de ses fonctions de ministre déléguée auprès du ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de l’Insertion, chargée de la Formation professionnelle et de l’Insertion, faisant droit à une requête adressée par la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri.

Un communiqué du Cabinet royal, relayé par l’agence Maghreb Arabe Presse, a précisé que le souverain avait reçu une demande de la cheffe de l’exécutif visant à mettre un terme aux fonctions gouvernementales de Mme Khayr.

Selon la même source, le souverain a répondu favorablement à cette requête en vertu des dispositions de l’article 47 de la Constitution, lequel régit les modalités de nomination des ministres et de cessation de leurs responsabilités officielles.

L’article 47 de la Constitution dispose en effet que « le Roi peut, de Son initiative et après consultation du Chef du Gouvernement, mettre fin aux fonctions d’un ou de plusieurs membres du Gouvernement ». Il stipule également que « le Chef du Gouvernement peut demander au Roi de mettre fin aux fonctions d’un ou de plusieurs membres du Gouvernement, sur proposition de leur démission individuelle ou collective ».

Ce dénouement intervient deux jours seulement après l’investiture de la nouvelle équipe gouvernementale conduite par Fatima Ezzahra El Mansouri, qui s’était tenue le vendredi 16 octobre au Palais royal de Rabat, cérémonie au cours de laquelle Madiha Khayr s’était vu confier le portefeuille de la Formation professionnelle et de l’Insertion.

Cette mesure constitue le premier réajustement au sein de la formation gouvernementale menée par Mme El Mansouri depuis son entrée en fonction. Elle touche directement le secteur de la Formation professionnelle et de l’Insertion, récemment rattaché au ministère de l’Éducation nationale dans le cadre de la dernière architecture ministérielle.

Cette révocation a coïncidé avec la diffusion d’un document médical attribué à Madiha Khayr et datant de juin 2004, largement partagé dès samedi dernier sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie instantanée, parallèlement à la parution d’articles de presse évoquant de supposés antécédents judiciaires à Béni Mellal.

Dans le détail, plusieurs organes de presse ont relayé des éléments relatifs à une affaire remontant à 2004 dans laquelle apparaissait le nom de l’intéressée. Selon les contenus publiés, le litige portait sur des plaintes déposées par des bijoutiers au sujet de règlements financiers et de chèques bancaires.

D’après les informations médiatiques en circulation, ce dossier avait fait l’objet d’enquêtes et de procédures judiciaires à l’époque, avant de ressurgir publiquement dès l’officialisation de l’entrée de Mme Khayr au gouvernement, en même temps que la diffusion du certificat médical en question.

Toutefois, les éléments journalistiques divulgués ne contenaient aucun acte judiciaire formel permettant de vérifier les tenants et aboutissants de l’affaire ou d’en préciser le dénouement légal définitif, pas plus qu’ils n’apportaient la preuve formelle d’un lien entre le document médical et les poursuites évoquées par la presse.

La circulation de ces informations a suscité des réactions contrastées. Plusieurs médias ont fait état d’appels émanant d’acteurs associatifs et de défenseurs des droits humains réclamant une clarification totale sur l’authenticité des documents divulgués, l’examen précis du dossier soulevé et la vérification des allégations formulées, afin de dissiper les interprétations entourant l’accès de l’intéressée à des responsabilités ministérielles.

Madiha Khayr avait intégré l’exécutif sous les couleurs du Parti de l’Istiqlal, forte d’un parcours professionnel et administratif au cours duquel elle avait notamment exercé au sein de l’Office national des aéroports (ONDA) et assumé le secrétariat général de l’Académie internationale Mohammed VI de l’aviation civile, tout en maintenant un engagement politique et parlementaire actif.

Son itinéraire avait également été marqué, le 8 octobre courant, par sa désignation à la présidence du groupe istiqlalien pour l’unité et l’égalitarisme à la Chambre des représentants, consécutivement à son élection comme députée de la circonscription de Béni Mellal lors du dernier scrutin législatif.

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