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Fatima Ezzahra El Mansouri scelle une alliance à quatre pour diriger le futur gouvernement

À Rabat, un accord a été scellé pour la formation d’une majorité gouvernementale composée de quatre formations politiques : le Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM), l’Istiqlal, l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) et le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS). Cette annonce fait suite à deux cycles de consultations menés par la chef du gouvernement désignée, Fatima Ezzahra El Mansouri, par ailleurs coordonnatrice nationale de la direction collégiale du PAM, afin de dessiner les contours de la future alliance politique issue du scrutin du 23 septembre.

Dans un communiqué conjoint, les quatre partis soulignent que leurs échanges ont porté sur les défis économiques et sociaux actuels. L’objectif affiché est de bâtir une majorité cohérente, capable de répondre aux attentes des citoyens. Toutefois, le véritable test pour cette coalition résidera dans sa capacité à concrétiser les engagements constitutionnels en suspens. Au premier rang de ces priorités figure l’officialisation effective de l’amazighe et son intégration dans les politiques publiques, un dossier qui a souvent pâti des visions traditionnalistes des gouvernements précédents.

Cette majorité repose, selon la même source, sur une « convergence intellectuelle et politique ». Elle ambitionne de proposer une alternative gouvernementale dépassant les lacunes des expériences passées. Si le discours officiel met en avant la justice sociale et l’équité territoriale, des interrogations subsistent quant à la volonté réelle de certaines composantes de la coalition — dont certaines restent marquées par une fibre nationaliste et conservatrice — de rompre avec l’arabisation institutionnelle pour s’orienter vers une véritable réhabilitation de l’identité et de la langue amazighes comme piliers de l’État.

Les partis de la majorité s’apprêtent désormais à proposer leurs candidats aux portefeuilles ministériels, en s’appuyant sur les critères de compétence et d’intégrité, avant de finaliser le programme gouvernemental. Le futur exécutif devra impérativement transformer les slogans relatifs aux droits et libertés en mesures concrètes, notamment en ce qui concerne les droits culturels et linguistiques. L’enjeu est de taille : combler enfin le fossé entre les dispositions constitutionnelles et la réalité administrative et éducative.

Source: Amadal Amazigh

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