La Flottille « Sumud » soutient ses « frères » panarabes du Polisario pour diviser le Maroc… et le masque de l’humanitaire tombe
Dans un geste qualifié à la fois de provocateur et d’inacceptable, la page se présentant comme la « Flottille mondiale Sumud » a annoncé son intention de diffuser une vidéo intitulée « Sahara occidental : une seule et même lutte », dont la sortie était prévue le mercredi 15 juillet 2026 au soir, en ouverture de la série « One Struggle ». Cette vidéo met explicitement et sans aucune retenue sur un pied d’égalité le conflit israélo-palestinien et l’agression menée par la bande terroriste arabe du Polisario, tout en qualifiant le Royaume du Maroc d’« occupant » de ses provinces du Sud. Il ne s’agit ni d’un dérapage ni d’une maladresse éditoriale : c’est un message politique parfaitement calculé, émanant d’une organisation qui se drapait jusqu’ici dans un habit humanitaire pour mieux faire avancer, en réalité, un agenda séparatiste et arabiste dont l’objectif est l’annexion de terres amazighes. Mais dès que la page s’est heurtée à la vague de colère qui a déferlé sur elle au Maroc, elle a battu en retraite et supprimé la vidéo à une vitesse record — une attitude qui ne trahit rien d’autre que la lâcheté de ceux qui lancent des accusations avant de fuir toute responsabilité dès qu’ils sont confrontés à une réaction bien réelle.
Ce qui prête à la fois à rire et à s’indigner, c’est que personne ne sait vraiment qui a pris la décision de publier cette vidéo hostile. Les Marocains engagés au sein de la flottille n’ont jamais été consultés — pire, ils n’en ont même pas été informés. Ils ont été purement et simplement ignorés, comme s’ils ne comptaient pour rien. Cet épisode suffit à lui seul à révéler la véritable nature de ce prétendu « collectif humanitaire et démocratique » : des décisions prises dans l’ombre, par des mains invisibles au service d’autres agendas, de nature quasi coloniale, dissimulés derrière le paravent du soutien à la Palestine et des croisières caritatives.
Depuis le premier jour de l’agression contre Gaza, le Maroc ne s’est pas contenté de discours. C’est le pays dont le roi, Mohammed VI, préside personnellement le Comité Al-Qods depuis des décennies. C’est aussi le premier pays au monde dont la diplomatie est parvenue à ouvrir un corridor terrestre direct pour acheminer l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, avec une autorisation israélienne explicite — un précédent qu’aucun autre État n’a réussi à obtenir. Le Royaume a envoyé des centaines de tonnes d’aide alimentaire et médicale, mobilisant ses ressources diplomatiques, financières et populaires au service de Gaza, quand tant d’autres pays se contentaient de slogans et de surenchères verbales. Les Marocains eux-mêmes, sur leurs propres deniers et à travers leurs dons, ont contribué à hauteur de millions de dirhams à cet effort.
Aujourd’hui, ces mêmes Marocains découvrent que l’organisation même à laquelle ils avaient témoigné leur solidarité leur plante un couteau dans le dos. Ce dérapage n’a rien de surprenant pour qui connaît la véritable filiation idéologique de certains responsables de cette initiative : un mélange toxique de marxisme-léninisme et de nationalisme arabe classique, une pensée qui ne voit dans le Maroc qu’un « État occupant » d’un territoire amazigh, à démanteler. C’est le même discours répété mécaniquement par des organisations palestiniennes, libanaises et syriennes engluées dans la même idéologie arabiste, qui ignorent délibérément la différence fondamentale entre une occupation coloniale réelle et un territoire marocain ayant recouvré son intégrité territoriale en toute légitimité historique et juridique.
Plus grave encore, cette thèse arabiste séparatiste occulte délibérément des faits historiques irréfutables : le Sahara marocain n’est pas une terre arabe, comme l’a affirmé sans détour le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita depuis Abidjan en 2017. Il s’agit au contraire d’un prolongement naturel et authentique du grand espace amazigh englobant le Souss et l’Atlas, comme en témoigne la toponymie de toute la région. Le site archéologique de Laghchiwate, dans la province de Smara, avec ses centaines de gravures rupestres et ses inscriptions en tifinagh remontant à la préhistoire, constitue une preuve matérielle éclatante de l’identité véritablement amazighe de cette terre — et non d’une identité arabe importée, comme tentent aujourd’hui de le faire croire, avec une malhonnêteté idéologique manifeste, les tenants du nationalisme arabe et du séparatisme.
Une question demeure : combien de Marocains accepteront encore d’être humiliés et continueront de financer et de soutenir une initiative qui a tenté de les trahir ouvertement, instrumentalisant leur cause nationale au service d’un agenda arabiste séparatiste qui ne les représente pas ?



