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L’Union nationale de l’enseignement interpelle le ministère sur les nouveaux enseignants de l’amazighe


Une demande de l’Union nationale de l’enseignement (UNE), affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT), relance le débat sur les critères retenus pour l’attribution des nouveaux postes d’enseignants de langue amazighe dans la province de Sidi Bennour.

Le bureau provincial du syndicat a adressé, le 7 septembre 2026, un courrier au directeur provincial du ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, réclamant une correction de la situation de ces nominations. Le syndicat y relève qu’un certain nombre de nouveaux enseignants et enseignantes d’amazigh ont été affectés dans des établissements différents de ceux qui, dans le cadre du mouvement national de mutation, ont vu partir d’autres enseignants de la même matière.

Le courrier estime que ce décalage entre deux processus menés en parallèle — nominations et mutations — soulève des questions sur les critères appliqués, soulignant que la méthode suivie « porte atteinte, en profondeur, au principe de continuité pédagogique dans l’apprentissage de la langue amazighe ».

L’Union nationale de l’enseignement demande la clarification des critères retenus dans la gestion de ces nominations, affirmant que l’élargissement de l’enseignement de l’amazigh ne doit pas se faire au détriment de sa continuité dans les établissements qui en bénéficiaient déjà, tout en garantissant aux élèves l’accès à cette matière dans les établissements qui en ont encore besoin.

Le syndicat conclut son courrier en rappelant que cette demande s’inscrit dans le souci d’une gestion équitable et cohérente des nominations des nouveaux enseignants, au service de l’intérêt des élèves et de la continuité de l’enseignement de la langue amazighe.

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