École pionnière: la CDT dénonce l’exclusion des profs de l’amazighe
Le bureau régional du Syndicat national de l’enseignement affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT) s’est saisi du dossier de plusieurs enseignants de langue amazighe exclus du certificat « École pionnière », une situation qui les prive également de la prime de leadership qui y est associée. Le syndicat a exigé une intervention urgente de la direction provinciale du ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports pour mettre fin à cette situation.
Dans un courrier officiel adressé au directeur provincial le 17 juillet 2026, le syndicat a fait part de son étonnement face à la persistance de ce qu’il qualifie de « dossier en suspens ». Il affirme que l’impossibilité, pour les enseignants de langue amazighe exerçant dans les établissements engagés dans le projet « École pionnière », d’obtenir le certificat propre à ce dispositif les prive de droits professionnels et financiers. Cette situation soulève, selon le syndicat, des questions liées aux principes d’égalité des chances et d’équité entre les différents corps enseignants.
Le syndicat précise que ce dossier avait déjà fait l’objet d’échanges avec les services provinciaux, dans le cadre du suivi des revendications des personnels enseignants. La situation n’a toutefois toujours pas trouvé l’issue attendue. Il appelle ainsi à accélérer les démarches administratives et pédagogiques liées au processus de certification, afin de garantir aux enseignants de langue amazighe le plein exercice de leurs droits.
Le syndicat a demandé au directeur provincial une intervention immédiate pour traiter ce dossier, estimant que la prolongation de la situation actuelle porte atteinte au principe d’équité professionnelle au sein des établissements scolaires. Il appelle à l’adoption de solutions urgentes garantissant l’équité entre toutes les composantes de la famille enseignante, sans distinction de spécialité ou de statut.



